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Jour 14. Bangkok, Quartier historique.. et plus encore

Ecrit par ange le . Posté dans Thaïlande

Nous voici arrivés au troisième jour sur Bangkok et partis pour la visite du quartier historique de Bangkok. Après avoir fait un détour involontaire à travers l’université des sciences économiques et politiques de Bangkok, nous visitons le musée national de Thaïlande. Il s’agit d’un ensemble de bâtiments, regroupant tout ce à quoi on peut penser dans un musée, dans un agrégat parfois difficile à appréhender. Nous avons appris beaucoup sur l’histoire de la Thaïlande et sur l’art de l’ornementation, en revanche cela n’a pas étanché notre soif d’art.

 

La journée qui a suivi a été une alternance de déambulation urbaine (et d’errances culinaires) et d’arrêts le long de magasins spécialisés en bouddhas, en robe de moines et en bols d’aumône… et quand je dis magasins, comprendre du magasin climatisé à l’échoppe au fond d’une petite ruelle sombre mais très fréquentée.

 

Dans tous les quartiers que nous traversons, l’agitation est constante, que cela soit dans la rue, à cause de la circulation, ou tout simplement tout le long des trottoirs. Même à une heure du matin, en plein quartier plus commerçant, il est toujours probable de devoir slalomer entre les petits « fast-food » en plein air, proposant pour une bouchée de pain, une soupe complète qui doit faire concurrence aux kebabs parisiens de 5 heures du matin.

Au troisième jour, l’activité et l’agitation de la ville est un peu moins subie et on se laisse un peu plus faire au rythme étrange de la mégalopole Bangkok.

 

Jour 13. Bangkok, Banglampoo

Ecrit par doloopidette le . Posté dans Thaïlande

Deuxième jour à Bangkok, changement d’hôtel, et changement total d’ambiance. On passe d’un quartier d’affaires le jour et de sortie le soir à un quartier certes plus touristique mais surtout radicalement difficile à définir.

On longe les bords des Klongs et du fleuve, en découvrant un petit parc caché où touristes et locaux partagent une petite brise fraîche salvatrice, annonciatrice d’une véritable après-midi de mousson.

Le quartier regorge de petits cafés pour faire une pause, pour se rafraîchir, ou pour se mettre à l’abri du temps capricieux. Les thaïlandais aisés s’y arrêtent pour déguster une pâtisserie ou juste un vrai café.

 

Puis nous nous dirigeons vers la fameuse Khao San Road, le quartier des backpackers à Bangkok. Là c’est le choc, peut-être que nous avions encore en tête la plage touristique de Koh Samui, il s’agit véritablement de LA rue composée d’une accumulation de bars, de fast-food, de stand de change et de vente de souvenirs, d’agences de voyage et de petits hôtels pour accueillir la population de visiteurs étrangers, arrivant à Bangkok, et qui vont ensuite partir dans le reste du pays. La population est éphémère, la rue et son agitation est permanente. Une chose est sûre ce n’est pas ce que l’on est venu chercher de la Thaïlande et on quitte la rue en se demandant ce que la majorité des gens viennent trouver sur Khao San Road.

 

Deux rues plus loin, on traverse les grandes artères de la ville et on reprend conscience de l’agitation et du trafic constant dans Bangkok. Il est difficile de trouver des zones loin de ce tumulte constant constitué d’un grand nombre de taxis, tuk-tuks et d’un essaim de deux roues. Tout cela crée un bruit de fond permanent qui demande une adaptation que j’ai encore un peu de mal à trouver.

 

Enfin, après une petite pause, et en repartant à la nuit tombée, à deux rues de Khao San Road, on tombe sur un cours d’aérobic demandant une coordination parfaite, pour thaïlandaises très sportives.

Après cette longue journée dans le tumulte de la ville, et toujours en bonne compagnie, nous avons « écumé » les restaurants et petits bars musicaux du quartier, pour finir dans LE club de blues de la ville,  c’est-à-dire un petit bar de 40 personnes ne payant pas de mine et servant un vrai Jack Da, à écouter une petite asiatique reprendre des classiques de blues et de Ben Harper avec passion et une voix magnifique, et bien sûr, en essayant de refaire un peu le monde.

 

Jour 12. Bangkok, Sukhumvit

Ecrit par ange le . Posté dans Thaïlande

Aujourd’hui départ du petit aéroport pittoresque de Koh Samui, ses palmiers, son ATR70 à hélices peint de petits poissons pour nous jeter dans la grande et embouteillée Bangkok.

Premier choc dès l’amorçage de la phase de descente de l’avion quand nous perçons la couche de pollution qui stagne au dessus de Bangkok. A Bangkok, ils ont enlevé le ciel, c’est du parisien de Novembre : un coup gris clair, un coup gris foncé.

 

Nous logeons dans le quartier de Sukhumvit, le quartier des hôtels et non des backpackers. On nous avait dit que c’était bien … enfin si on veut acheter tout un tas de contrefaçons ou étudier le Thaïlandais dans son milieu de travail. Pour comparer, disons que ça nous fait l’effet d’un Courbevoie – La Défense mais dans la ville.

La ville est énorme, bruyante et blindée d’embouteillages… les taxis ressemblent à un gros paquet de M&M’s éventré sur la chaussée. Il est difficile de trouver un endroit sympa sur cette gigantesque avenue, où tous les restos conseillés par le Routard ou le Lonely sont Chinois, Indiens, Italiens … enfin tout sauf Thai.

 

Nous parcourons tout de même cette avenue et ses Soi (les rue(lle)s perpendiculaires) et visitons ce quartier à géométrie variable. La population est Thai, mais aussi Moyen Orientale et Indienne. Les trottoirs sont emplis de stands qui changent au fur et à mesure de la journée, les vendeurs de tongues du matin laissant la place aux équipements high tech l’après midi, qui eux même se voient remplacés par les bars ambulants le soir. L’impression qu’un quartier est dédié à une activité grandit au fur et à mesure de nos déambulations, Sukhumvit on y travaille, on s’y fait masser, on y achète des trucs en toc. Cette impression est encore renforcée par le passage par le Soi Cowboy, une petite rue de 100m où près de 40 bars à Gogo, hôtesses et plus se tassent dans une overdose de néon.

 

Nous finirons cette journée par un diner culinairement plutôt sympa, et une bonne binouze en compagnie d’un très bon ami de Doloopidette, qui est parti parcourir le monde. Actuellement engagé comme volontaire dans plusieurs ONG au Cambodge, sa vision est un bain d’éthique qui nous fait relativiser la Thaïlande et ses contrastes. Définitivement, il nous faudra revenir :)

 

Jour 3. Chiang Mai, un peu plus du rythme Thai

Ecrit par ange le . Posté dans Thaïlande

Deux jours de plus de prévu à Chiang Mai, finalement nous ne partirons que lundi pour Koh Samui. Nuits supplémentaires réservées, la matinée est consacrée à l’écriture, au tri des photos … autant dire à glander. De toutes façons il fait bien trop chaud et nous décalerons nos activités quand la température sera plus clémente. Petit arrêt dans une gargote, nous nous goutons la spécialité locale du Pàt si-éw pour moins de 100 baht soit un peu plus de 2 euros (pour deux :x). Un des plats les plus sympas que nous ayons gouté jusque là … franchement pour manger Thai, rien ne vaut les endroits les plus improbables :)

Passage obligatoire par la sieste avant de se promener dans les temples. Là encore une fois la dualité du plan d’ensemble vs le détail arrive avec ses gros sabots. J’opte de plus en plus pour une approche micro, tout est dans le détail, comme ces robes de Moine qui sèchent au détour d’une barraque. L’humain arrive enfin, et il était temps, car malgré la richesse des petits détails, c’est quand même ne pas rendre justice à la Thaïlande et son agitation que d’évincer l’homme.

Direction donc le Saturday Night Market, où nous retrouvons toute la population de Chiang Mai. Ca y’est on a retrouvé les jeunes, sortis des écoles, et la foule se déverse dans les ruelles du marché. Appareil photo en mode intelligent (parfois ca sert), à hauteur de ventre pour faire ressortir l’éxubérante population et clac clac ça mitraille, on verra ce qu’il en ressort. Le GF1 se comporte bien, quelques hasards heureux, avant de finir autour d’un menu de spécialités Thai dans un resto qui tient plus de la brocante que de la gargotte.

 

Jour 2. Ou comment faire face au décalage horaire, climatique et culturel

Ecrit par doloopidette le . Posté dans Thaïlande

Deuxième journée, ou bien première vraie journée sur place, et on est gâtés, une terrible averse de pluie au petit matin, une journée chaude qui s’annonce et une ville bruyante, pleine de l’excitation d’un vendredi.

Thème de la journée : déambulation urbaine, se laisser porter au gré de nos pas. Dans la vieille ville, on croise « quelques » temples et puis sans vraiment savoir pourquoi, nos pas nous guident dans ce temple au nom imprononçable et très long, mêlant temple principal, ruines de temples anciens, végétation abondante, et autres temples secondaires et bouddhas. Une atmosphère propice à la méditation, de nombreux petits détails, loin de notre culture occidentale. Par certains indices, on sait que ces lieux sont habités, mais ceux-ci sont rares, au plus quelques paires de chaussures et on ne croisera pas âme qui vive pendant les 20 minutes de notre visite.

Sans transition, nous sortons de la ville ancienne pour aller vers la nouvelle … mais sous un soleil et une chaleur écrasante, même les petits canaux de la ville n’y feront rien. S’en suit une discussion un peu incroyable avec un entraîneur de boxe thai que nous croisons par hasard, nous incitant à aller assister à un « vrai » match le soir même. Lui-même sera présent et il paraît que ce sera du grand spectacle. Il nous pousse aussi à passer dans le quartier chinois, ce que nous faisons.

Chose que vous ne verrez pas ici (ou pas encore), c’est l’activité, la foule presque compacte mais où chacun se dirige avec détermination du marché, au petit stand de rue qui vend une spécialité au goût et à la composition inconnue, au temple taoïste du quartier, duquel s’échappe d’ailleurs de grands bruits de pétards.

Après une pause bien méritée et fortement demandée (et oui, le problème voyageant avec un passionné, c’est qu’il ne voit pas le temps passé au milieu de tant d’émotions), direction l’arène locale de boxe thai. Une attente en musique rythmée, un peu agaçante, attisant la tension que l’on sent monter au fur et à mesure des minutes. Je n’avais jamais assisté à un match de boxe, et finalement nous sommes restés pour 6 ou 7 affrontements. Les matchs se déroulant après de longs rituels, impressionnant, presque dansés. En tant que spectatrice, et sans oublier l’exploit physique, ce qui est le plus impressionnant ce sont les émotions et les expressions des combattants, certains apeurés au moment de débuter le combat, d’autres presque amusés, tous déterminés. Plus encore les émotions des entraîneurs et du « staff » assistant les boxeurs, qui font presque considérer ce sport comme un sport collectif tellement certains entraîneurs peuvent être autant angoissés et engagés que leurs champions. On ressort facilement de deux heures de combats, en ne se souvenant d’aucun nom, vaguement de qui a gagné mais en ayant eu l’impression de percevoir un peu de la force et de la persévérance requises par ce sport. Je ne suis pas prête d’oublier ces visages et ce moment.

Quid de la troisième journée, probablement un peu de temps de repos (il paraît que c’est ça les vacances), et de nouvelles découvertes citadines.

 

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